Conversation avec Maria Yamsiu : South Pacific Form Seven Certificate 2021

 

En quoi votre participation à la mise en place de la version francophone du programme d’enseignement du South Pacific Form Seven Certificate (SPFSC) a-t-elle été bénéfique pour le système éducatif de Vanuatu en 2021 ?

 

J’étais la chargée de l’évaluation pédagogique principale à ce moment-là et j’ai notamment participé à l’organisation de l’examen SPFSC. L’équipe du Programme pour l’évaluation et la qualité de l’enseignement (EQAP) de la Communauté du Pacifique (CPS) a accompagné le personnel du Service des examens et des évaluations de Vanuatu dans la préparation de l’examen destiné aux élèves francophones de 13e année. C’était la toute première fois que le programme scolaire était harmonisé au niveau national entre les écoles francophones et anglophones participant au programme SPFSC.

 

Quelles difficultés avez-vous rencontrées et comment ont-elles pu être surmontées ?
 

La principale difficulté rencontrée par les élèves suivant le nouveau programme d’enseignement du SPFSC résidait dans le manque de ressources (de manuels scolaires, par exemple). Les enseignants des écoles francophones et anglophones ont collaboré pour partager leurs ressources. Grâce à la plateforme Moodle du SPFSC, les enseignants francophones ont pu utiliser les notes mises en ligne et les traduire pour leurs élèves. Quelques établissements francophones et anglophones se sont mis en relation pour partager des équipements et des produits chimiques. L’autre difficulté rencontrée par les élèves lors de leur préparation à l’examen SPFSC a été le manque de soutien de la part des enseignants, en particulier pour ce qui est des compétences de recherche et d’investigation. Certains établissements francophones essaient de mettre en place des ateliers pour combler ces lacunes.

 

Quel est l’intérêt, pour le ministère de l’Éducation de Vanuatu, de proposer un examen SPFSC francophone aux élèves de 13e année ?

 

Pour le ministère de l’Éducation et de la Formation de Vanuatu, l’objectif premier d’un examen SPFSC francophone pour les élèves de 13e année était de permettre à ces élèves d’accéder à l’université sans devoir faire une 14e année. Dans le système francophone, les élèves doivent faire une 14e année avant de pouvoir entrer à l’université, et ce système coûte très cher aux parents, qui doivent financer une année de plus que les parents des élèves anglophones.

 

Comment décririez-vous le partenariat mis en place entre le Service des programmes scolaires et l’équipe EQAP de la CPS pour faire du SPFSC francophone une réalité ?

 

Le partenariat entre le Service des programmes scolaires et l’équipe EQAP de la CPS est primordial. Les deux équipes ont œuvré ensemble à l’amélioration du programme d’enseignement de 13e année, ce qui a permis de faire du SPFSC francophone une réalité. En d’autres termes, ils sont parvenus à condenser les programmes de la 13e et de la 14e années du système francophone, afin que les élèves de 13e année puissent aller directement à l’université en France ou en Nouvelle-Calédonie.

 

D’autres observations à formuler ?

Le ministère de l’Éducation de Vanuatu a utilisé le système de gestion de l’information sur les établissements scolaires océaniens (PacSIMS) pour traiter les résultats des élèves francophones de 13e année dans les temps. Ce système a par ailleurs permis au ministère de communiquer plus rapidement les résultats de l’évaluation des élèves aux différentes parties prenantes (établissements scolaires, parents, élèves et décideurs). En outre, l’équipe EQAP a été sollicitée pour appuyer le Service des programmes scolaires dans l’élaboration d’activités pédagogiques destinées aux élèves francophones de 13e année.

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Evaluation et qualité de l’enseignement
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Auteur(s)

Sonal Aujla

Communications and Visibility Officer, Educational Quality and Assessment Programme (EQAP), Pacific Community (SPC)